vendredi 18 août 2017

Le patriotisme « à la française » [Jacques SAPIR]


Les Chroniques de Jacques Sapir

Suite à la polémique autour de Patrice Quarteron, champion de boxe thaï raillé sur les réseaux sociaux après avoir célébré une victoire en s’entourant d’un drapeau français, la question du patriotisme est à nouveau sur le devant de la scène. Qu’est-ce qu’un « peuple », et comment envisager un patriotisme serein et inclusif qui évite à la fois les écueils du communautarisme et ceux de la xénophobie ?

Invités :

Fatiha Boudjahlat, cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République
Eric Anceau, historien, maître de conférences à Paris IV

Les USA en mode Orwellien : Le Maire de Seattle demande la destruction d'une statue confédérée et d'une autre de... Lenine

La statue de Lenine du quartier de Fremont à Seattle (état de Washington)
Le maire de Seattle, Ed Murray, avait déjà exprimé mercredi son déplaisir de voir la statue confédérée du Cimetière de Lake View. Jeudi, il a demandé officiellement son retrait ainsi que le retrait de la statue de Lénine à Fremont.
La déclaration du Maire :

"Au cours des derniers jours, les Seattleites ont exprimé leurs préoccupations et leur frustration par rapport aux symboles de la haine, du racisme et de la violence qui existent dans notre ville. Non seulement ces symboles représentent des injustices historiques, mais leur existence cause des douleurs chez ceux qui eux-mêmes ou dont les membres de la famille ont été touchés par ces atrocités. Nous devrions supprimer tous ces symboles, peu importe l'appartenance politique qui leur ait été attribuée au cours des décennies depuis leur émergence. Cela comprend à la fois des monuments commémoratifs confédérés et des statues qui idolâtrent le fondateur du régime autoritaire soviétique. Les deux se trouvent sur des propriétés privées, mais je crois que le mémorial confédéré au cimetière de Lake View et la statue de Lénine à Fremont devraient être enlevés. Nous ne devons jamais oublier notre histoire, mais nous ne devrions pas non plus idolâtrer les personnages qui ont commis des atrocités violentes et cherché à nous diviser en fonction de qui nous sommes ou d'où nous venons ".

Source

Marion Sigaut et Youssef Hindi : La République, son histoire, sa religion





Voir aussi :

La stratégie du choc des civilisations expliquée par Youssef Hindi

jeudi 17 août 2017

[13 novembre 2015] Abdeslam aurait profité de l'aide d'une ONG humanitaire à Budapest pour convoyer des djihadistes



Le terroriste présumé des attentats du 13 novembre 2015 aurait bénéficié de l'aide involontaire d'une organisation humanitaire venant en aide aux migrants, alors qu'il se rendait en Hongrie pour ramener des islamistes en France.

Alors que le seul membre en vie du commando djihadiste des attentats de Paris du 13 novembre 2015, incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), refuse toujours de parler aux juges, de nouvelles informations concernant le parcours du terroriste présumé ont été révélées le 14 août par le journal hongrois pro-gouvernemental Magyar Idök.

La publication explique qu'entre l'été 2015 et le printemps 2016, Salah Abdeslam aurait convoyé pas moins de treize terroristes formés par l'Etat islamique (EI) depuis Budapest. Il aurait eu pour tâche de récupérer des complices aux abords de la gare internationale de Budapest. Parmi eux, selon le journal hongrois, trois membres du commando du Bataclan de nationalité française : Omar Ismaël Mostefaï, Mohamed Foued-Aggad et Samy Amimour. Venus des terres irako-syriennes du djihad, ces derniers auraient été récupérés le 17 septembre 2015, après avoir réussi à pénétrer dans l'espace Schengen dissimulés au sein du flot de migrants.

Dans le cadre de cette besogne, Salah Abdeslam aurait été aidé par de nombreux bénévoles venant en aide aux migrants. Il aurait même séjourné à deux reprises dans l'appartement d'un membre d'une organisation humanitaire, selon Magyar Idök.

L'enquête du contre-terrorisme hongrois (TEK), effectuée à la demande des autorités françaises, avait déjà révélé que pendant l'été 2015, Salah Abdeslam s'était rendu en Hongrie à trois reprises, quelques mois avant les attentats de Paris.

mercredi 16 août 2017

Roger Waters [PINK FLOYD] : "Nous vivons dans 1984 d’Orwell"

Roger Waters, guitariste et auteur-compositeur des Pink Floyd, invité dans les studios de RT, estime que la réalité se rapproche chaque jour un peu plus des œuvres de Huxley et Orwell.

dimanche 13 août 2017

Olivier Delamarche prévient :"L'UE prépare un blocage de vos comptes"


L'économiste Olivier Delamarche, viré de BFM Business en mai dernier , tente d'alerter les français sur la mesure prise en catimini par l'Union Européenne pendant que les Français sont en vacances.

vendredi 11 août 2017

Sergueï Lavrov répond aux questions de l'actualité politique, mais pas que...

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’exprime sur la situation politique mondiale et répondra à toutes les questions dans le cadre du Forum de la Jeunesse qui se tient actuellement au bord de la Kliazma, en région de Moscou. (RT France)

lundi 7 août 2017

Selon Carla Del Ponte, "l'opposition syrienne n'est désormais composée que de terroristes". Elle démissionne.

Carla Del Ponte
L'ancien procureur spécialiste des crimes de guerre Carla Del Ponte a annoncé le 6 août qu'elle allait bientôt quitter la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie. Les travaux de cette dernière vont malgré tout se poursuivre.

«Je suis frustrée, j'abandonne ! J'ai déjà écrit ma lettre de démission et vais l'envoyer dans les prochains jours», a déclaré Carla Del Ponte, membre de la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie, lors d'un entretien donné au journal suisse Blick depuis le festival du film de Locarno, dans le Tessin, sa région natale.

«Je ne peux plus être dans cette Commission qui ne fait absolument rien», a dénoncé Carla Del Ponte, accusant les membres du Conseil de sécurité «de ne pas vouloir établir la justice» sur le dossier syrien.

«Au début il y avait le bien et le mal. L'opposition du côté du bien et le gouvernement dans le rôle du mal», a-t-elle estimé.

Néanmoins, si elle accuse le gouvernement syrien d'avoir «perpétré de terribles crimes contre l'humanité», elle estime aujourd'hui que «tous en Syrie sont du côté du mal».

«L'opposition n'est désormais composée que d'extrémistes et de terroristes», a-t-elle affirmé au journal suisse. En 2013, Carla Del Ponte avait d'ailleurs affirmé, après avoir recueilli des témoignages concordants, que les rebelles «modérés» soutenus par l'Occident avaient utilisé du gaz sarin à plusieurs reprises en Syrie à Homs, Alep et Damas.
(...)
Suite : RT France

dimanche 6 août 2017

Italie : inauguration du mémorial à Prokhorenko, soldat russe qui a trouvé la mort en Syrie


Ce 6 août, la bravoure d’Alexandre Prokhorenko, soldat russe mort en Syrie en héros, est passé à la postérité avec l’inauguration d’un mémorial en son honneur dans la commune italienne de Vagli Sotto, en Toscane. En mars 2016, ce jeune lieutenant de l'armée russe avait préféré ordonner à l'aviation de bombarder sa position, alors qu'il était encerclé par les djihadistes de l'Etat islamique, plutôt que de tomber entre leurs mains. (RT)

vendredi 4 août 2017

Etienne Chouard : "Le Venezuela me rappelle le Maidan"


Interview d'Etienne Chouard en direct le 04/08/2017.

thinkerview

[PS : Si Chouard parle du Saker Francophone, c'est de toute évidence, parce qu'il n'a jamais collaboré avec eux, ce que je déconseille vivement de faire. Tant qu'ils ont besoin de vous, tout va bien, et soudain, quand ils considèrent que vous ne leur servez plus, ils vous jettent simplement comme un chien, comme ça, sans explication. Humainement, ces gens ne valent rien du tout. Si vous lisez l'anglais, il vaut mieux lire directement les articles originaux du Saker US - Bertrand]

La «BHLisation des esprits» plus grave que leur «lepénisation» : Jean Bricmont répond à BHL


Accusé de négationnisme dans le Bloc note de Bernard-Henri Lévy du 20 juillet (le Point), le physicien et essayiste Jean Bricmont répond et explique sa vision de la liberté d'expression dans un entretien accordé à RT France.

jeudi 3 août 2017

La Syrie, le plus grand fiasco de la CIA ?

Illustration: Tiffet


Récemment, le Washington Post a annoncé la fin du soutien des rebelles « modérés » par la CIA, confirmant qu’ils menaçaient de renverser Bachar al-Assad en 2015, mais que cette issue chaotique fut empêchée par l’intervention militaire directe de la Russie cette même année.

Chaotique, car le chroniqueur du Post David Ignatus vient de souligner dans ce même journal que Washington et ses alliés ne pouvaient proposer de solution politique viable, démocrate et modérée pour remplacer le gouvernement syrien. D’après le spécialiste de la Syrie Charles Lister, qui regrette ouvertement la fin de cette guerre secrète coordonnée par la CIA, l’Agence aurait constitué une force de 45 000 combattants à travers cette opération, dont nous savons depuis janvier 2016 qu’elle a pour nom de code Timber Sycamore.

Or, comme le rappelle l’universitaire américain Joshua Landis, ces rebelles « modérés »appuyés par la CIA et ses partenaires ont combattu jusqu’en janvier 2014 aux côtés de la milice terroriste qui allait devenir le groupe « État islamique » (EI) six mois plus tard, lors de la proclamation du « califat » par Abou Bakr al-Baghdadi. Ce fait est confirmé par l’expert de la Syrie Fabrice Balanche, qui souligne que « les rebelles n’ont combattu Daech [autre nom du groupe EI] qu’à partir de l’hiver 2013-2014. Avant cette période, ils étaient main dans la main avec cette organisation ».

Depuis qu’ils ont rompu avec le groupe EI, ces groupes soutenus par la CIA et ses alliés se sont majoritairement coordonnés avec la branche d’al-Qaïda en Syrie, qui s’est appelée le Front al-Nosra jusqu’en juillet 2016, avant de changer de nom et de rompre superficiellement son allégeance au réseau de feu Oussama ben Laden.

Comme le New York Times le soulignait en octobre dernier, « monsieur Lister et d’autres experts ont déclaré que la vaste majorité des factions rebelles approuvées par les États-Unis à Alep combattaient en pleine ville, et qu’ils pilonnaient massivement les troupes du gouvernement syrien en appui des combattants affiliés à al-Qaïda, qui se chargeaient de l’essentiel des combats sur la ligne de front ».

Armements

Plusieurs éléments troublants sont à relever dans cette opération. Tout d’abord, sachant que les États-Unis se revendiquent en guerre contre le terrorisme depuis septembre 2001, appuyer pendant près de cinq ans des groupes qui combattent aux côtés d’al-Qaïda n’a pas semblé poser problème aux décideurs américains et à leurs alliés occidentaux — ce qui est pour le moins déroutant. Et comme l’a pertinemment souligné Joshua Landis, le gouvernement des États-Unis savait depuis le milieu de l’année 2012 que les armes livrées massivement par la CIA et une quinzaine de services spéciaux depuis la Turquie et la Jordanie équipaient principalement des groupes djihadistes, un processus dévoilé par le New York Times en octobre 2012.

Comme l’auteur de ces lignes avait eu l’occasion de le défendre, le réseau qui a majoritairement bénéficié de ces milliers de tonnes d’armements a été le Front al-Nosra ; ce fut d’ailleurs le cas jusqu’à récemment dans le gouvernorat d’Idleb, dont la capitale vient d’être prise par cette organisation, aujourd’hui rebaptisée Hayat Tahrir al-Cham.

Ces graves dérives ont été notamment confirmées par le journaliste Gareth Porter, dans un article intitulé « Comment les États-Unis ont armé des terroristes en Syrie ». Comme ce grand reporter l’a souligné, « cet afflux massif d’armes [coordonné par la CIA] vers le territoire syrien, ainsi que l’entrée de 20 000 combattants étrangers dans ce pays —, et ce, principalement depuis la Turquie —, a largement défini la nature de cette guerre », Gareth Porter se référant au vaste réseau de trafic d’armes mis en place par la CIA et ses alliés depuis les Balkans et la Libye, de même qu’à l’acquisition de 15 000 missiles TOW made in USA par l’Arabie saoudite.

Fabriqués par Raytheon, ces missiles antichars ont été introduits en masse dans ce conflit à partir de 2014, et les pertes infligées aux forces syriennes avec ces armements auraient été le principal facteur de l’intervention russe au début de l’automne 2015.

Dans cet article, Gareth Porter ajoute que « les armes [injectées par la CIA et ses partenaires dans le conflit syrien] ont contribué à faire de la branche d’al-Qaïda en Syrie […] et de ses proches alliés la plus puissante des forces anti-Assad dans ce pays — et elles ont aussi permis l’émergence de Daech ». Rappelons qu’à l’origine, le Front al-Nosra et le futur groupe État islamique ne faisaient qu’un avant leur scission du printemps 2013, qui déboucha sur une guerre fratricide entre ces deux factions.

Scission

En réalité, les combattants majoritairement irakiens de ce qui était alors appelé le « groupe État islamique d’Irak » (EII) ont fondé, à partir de l’été 2011, la milice qui allait devenir le Front al-Nosra en janvier 2012. D’après Foreign Policy, lors de cette scission d’avril 2013, « une large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas [leur chef Mohammed al-Joulani] » et prêtèrent allégeance au futur « calife » Al-Baghdadi, ce qui aurait représenté « jusqu’à 15 000 combattants sur environ 20 000 », d’après une estimation du chercheur Fabrice Balanche.

Toujours selon Foreign Policy, « partout dans le nord de la Syrie, Daech s’empara des quartiers généraux d’al-Nosra, des caches de munitions et des dépôts d’armes » durant cette séparation. En d’autres termes, le gigantesque trafic d’armes et de munitions organisé par la CIA pour équiper les rebelles en Syrie a, directement ou non, favorisé la montée en puissance du groupe EI dès janvier 2012.

Même conséquence pour le versant « formation militaire » de cette opération clandestine de l’Agence et de ses alliés, qui a conduit les Forces spéciales détachées auprès de la CIA à entraîner malgré elles une forte proportion de djihadistes officieusement affiliés à al-Nosra ou à Daech — selon des sources anonymes du SOCOM et de l’Agence impliquées dans ce programme.

En clair, de nombreux mercenaires anti-Assad recrutés par la CIA ont dissimulé leur appartenance à ces groupes terroristes (ou leur attrait pour ceux-ci), le processus de sélection des combattants étant particulièrement laxiste.

Bien qu’indiscutablement condamnable, le gouvernement Assad a bénéficié d’un soutien populaire indéniable contre la rébellion, et il s’est maintenu grâce à l’intervention décisive de la Russie, ce qui n’avait pas été anticipé par les stratèges d’Obama. Censées être en guerre contre le djihadisme depuis l’automne 2001, les puissances occidentales ont fait le pari cynique de couvrir et d’aider leurs alliés régionaux dans leur soutien envers des groupes extrémistes éprouvant la même détestation à l’égard de notre modèle démocratique qu’envers l’État syrien laïque et ses alliés russes et chiites.

Provoquant un véritable désastre humanitaire, la fulgurante montée en puissance du groupe EI en 2014 est en bonne partie la conséquence de cette politique inconsciente et court-termiste, dont l’Arabie saoudite a été le principal financeur — le rôle de nos « alliés » turcs et pétromonarchiques dans l’essor du djihad armé dans cette région (et au-delà) n’ayant d’ailleurs jamais fait l’objet d’une quelconque protestation officielle de la part d’États occidentaux pourtant frappés par le terrorisme.

Finalement, au regard des conséquences dramatiques de cette ultime guerre secrète de la CIA — que le Washington Post avait décrite en juin 2015 comme étant « l’une [de ses] plus vastes opérations clandestines » —, il n’est pas impossible que les historiens la considèrent un jour comme le plus grand fiasco de l’Agence.

mercredi 2 août 2017

Ukraine 2014 - Venezuela 2017 : LE JEU DES 7 ERREURS DE LA CIA

Pour se distraire sur la plage au mois d’août, quoi de mieux qu'un bon vieux jeu des 7 erreurs:
Ukraine 2014
Venezuela 2017
Ukraine 2014
Venezuela 2017
Ukraine 2014
Venezuela 2017
Ukraine 2014
Venezuela 2017
Bonjour, mon nom est Yulia et je vous parle depuis l'Ukraine
Bonjour, mon nom est Mariel et je vous parle depuis le Venezuela
BONUS : Le Combo Ukraine -Venezuela - Syrie - Libye :
Cherchez les différences

mardi 1 août 2017

Énergie nucléaire ?

Interview de José Pluki en direct.
Son site : http://du-goudron-et-des-plumes.fr/

thinkerview

Visite à l'intérieur du QG d'Al-Nosra au Liban, creusé dans la montagne


Au Liban, les combattants de la milice chiite du Hezbollah ont repris le dernier bastion du front Al-Nosra lié à Al-Qaïda dans le pays. Le reporter de RT Eisa Ali a pu visiter le QG creusé dans la montagne, à la frontière syrienne. (RT)

Voir aussi :

La Bataille de Dunkerque (1940) - L' Apport Capital de l'Armée Française [ignoré par Christopher Nolan]


Dans le blockbuster de Nolan, entièrement consacré à célébrer la "glorieuse fuite" du corps d'armée britannique devant la Werhmacht, le "miracle de Dunkerque", les français apparaissent à peine 10 secondes, et encore, ils semblent bien peu sympathiques,
...et pourtant :
«40.000 Français ont mené une résistance acharnée contre 160.000 Allemands pour protéger le périmètre et permettre aux Britanniques d’évacuer. Ils se sont sacrifiés» Dominique Lormier, historien spécialiste de la période et auteur de La Bataille de Dunkerque.


Comment l'armée française a sauvé la Grande-Bretagne des Nazis en 1940.

Sources : "La Bataille de Dunkerque" et "l'Apport Capital de la France dans la victoire des Alliés" de Dominique Lormier. "la Deuxième Guerre Mondiale" de John Keegan.

Vidéo : Chaine Youtube Histoire de France (Le Cajun)  

dimanche 30 juillet 2017

10 Idées Reçues sur la 1ere Guerre Mondiale N°10 : Le Traité de Versailles


En cette période de commémorations américano-centrées des événements de 1917, profitons de l'été pour tordre le cou aux principales idées reçues sur la 1ere GM avec Le Cajun.

Un wargame simule une guerre entre l'Union Européenne et la Russie : "Putin Strikes" [Poutine Frappe]


Le wargame (jeu de simulation de table) "Putin Strikes" est une simulation d'un conflit entre l'UE et la Russie, avec la tête du méchant Vlad qui-fait-peur sur la couverture, il y a des pions représentant les frappes nucléaires et tout ce qu'il faut pour bien s'amuser en famille.
Malheureusement, il parait que le jeu fait un bide, presque personne ne l'achète, allez comprendre, les gens sont bizarres...

samedi 29 juillet 2017

10 Idées Reçues sur la 1ere Guerre Mondiale N°9 : Les Américains


En cette période de commémorations américano-centrées des événements de 1917, profitons de l'été pour tordre le cou aux principales idées reçues sur la 1ere GM avec Le Cajun.

Massacre à Mossoul : « Nous avons tué tout le monde – l’EI, les hommes, les femmes et les enfants » [MàJ 30/07]

Un soldat irakien marche à travers les ruines de Mossoul (Reuters)
Quand Alep a été libérée par les troupes syriennes soutenues par les russes, nos bonnes âmes de la "gauche humaniste" ont hurlé à la mort, Libération titrait "Ci-gît Alep" sur fond blanc et Anne Hidalgo faisait éteindre la Tour Eiffel en signe de deuil, pourtant le gouvernement syrien avait organisé l'évacuation des familles des djihadistes avec une noria de bus verts en direction des zones occupées par la "rébellion". Mais ici, à Mossoul, alors que l'armée irakienne massacre allègrement tout le monde et le reconnait ouvertement, pas de réaction outragée des humanistes de Libé, ni de BHL ou d'Hidalgo. Pas de Tour Eiffel éteinte. 
Serait-ce parce que le gouvernement irakien est soutenu par l'OTAN, la France, l'UE et l'ensemble des occidentaux ? 
-B. Riviere-

[MàJ] : à mettre en perspective avec cette photo parue dans Le Matin du 28 juillet 2017 :
Source : Antipresse

MOSSOUL, Irak – Le soldat irakien jette un coup d’œil à l’extérieur de la pièce où il se trouve, tenue par trois murs, à travers une friche de gravats s’effondrant abruptement jusqu’aux rives du Tigre. Il réfléchit à ses derniers jours, très violents, de combats contre le groupe État islamique (EI).

« Nous les avons tous tués », raconte-t-il calmement. « Daech, les hommes, les femmes et les enfants. Nous les avons tous tués. »

Ce qu’il reste de cette partie de la vieille ville de Mossoul, où les combattants de l’EI ont livré leur dernier combat, est un endroit terrible. Et ce qui se trouve en dessous trahit les sombres derniers jours de la bataille pour Mossoul.

Des centaines de corps gisent, à moitié enterrés dans la maçonnerie effondrée et les décombres de ce qui avait été autrefois un quartier historique et trépidant. La puanteur des corps en décomposition, qui arrive rapidement dans les 50°C de la chaleur de l’été, submerge les sens.

Les pieds sont les restes que l’on remarque en premier. Et il y en a beaucoup, perçant à travers les décombres.

Ces meurtres de masse ont laissé des traces terribles.

Au cours de la semaine dernière, des bulldozers blindés ont roulé, en avant et en arrière, sur les maisons toutes froissées, compressant des centaines de corps dans les décombres.

Mais les morts ne s’en vont pas. Le rouge-brun des morceaux de corps en train de pourrir tranche avec le gris pâle de ce paysage irrégulier de gravats, de poussière et d’immeubles détruits.

« Il y a beaucoup de civils parmi les corps », explique un commandant de l’armée irakienne à Middle East Eye. « Après l’annonce de la libération, ordre a été donné de tuer tout ce qui bouge. »

Témoignant sous couvert d’anonymat, le commandant admet que les ordres n’étaient pas bons, mais les militaires devaient les exécuter sans discuter.
« Nous arrêtons très peu de personnes »

L’argument avancé par certains soldats irakiens selon lequel les prisons de Bagdad sont trop remplies pour accueillir davantage de prisonniers de l’EI fait rire le commandant.

« Ce n’est pas vrai, nous avons plein de prisons, mais maintenant, nous ne sommes pas en train de traiter les prisonniers comme nous le faisions avant », reconnaît-il. « Plus tôt dans la guerre, nous arrêtions de nombreux combattants de Daech et nous les amenions aux services de renseignement. Mais maintenant, nous arrêtons très peu de personnes. »

Lundi, plusieurs journalistes ont vu un prisonnier de l’EI se faire traîner dans les rues en ruines de la vieille ville par les soldats des forces spéciales.

L’homme était attaché et avait une corde nouée autour du cou. Les soldats ont confisqué les cartes mémoire des journalistes et on nous a ordonné de quitter la ville.

« Ici, il n’y a plus de loi maintenant », souligne le commandant. « Chaque jour, je vois que nous faisons la même chose que Daech. Les gens descendent vers le fleuve pour avoir de l’eau parce qu’ils meurent de soif, et nous les tuons. »

Les corps tapissent maintenant les rives du Tigre. Tués par des frappes aériennes, des combats ou des exécutions, morts de faim ou de soif, certains ont été ramenés par le fleuve sur les rives pendant que d’autres flottent encore dans les eaux bleues. Certains des corps sont très petits. Ce sont des enfants.
(...)

(...) Lire la suite (attention photos choquantes) : Middle East Eyes

L'euro est trop fort de 6,8% pour la France et trop faible de 18% pour l'Allemagne selon le FMI

Billet de 50 Francs de 1967 (c'est quand même plus joli que les horribles billets en euros, non?)
*[Autrement dit : Français, si vous tenez tant à votre sacro-saint euro et ses billets moches, il va falloir vous serrer la ceinture et accepter de voir vos salaires et prestations sociales baisser sévèrement, d'ailleurs l'inénarrable Christophe Barbier (dit "Barbier le Servile") ne vient-il pas de relayer l'idée (que lui ont suggéré ses maîtres banquiers) que les français allaient devoir renoncer à leur cinquième semaine de congés payés? C'est ça ou le retour au franc (un sacrilège envers le Dieu Euro!!) - Bertrand Riviere]

L'étude annuelle du Fonds monétaire international sur les déséquilibres des paiements internationaux publiée ce vendredi souligne à nouveau à quel point l'euro est une cote mal taillée pour le couple franco-allemand.

Une même monnaie, mais des économies nationales fort différentes. Alors que la France a accusé un déficit extérieur de ses paiements courants de 19 milliards d'euros en 2016, l'Allemagne a enregistré la même année un excédent de 261 milliards d'euros. Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre que la monnaie unique n'est adaptée ni à l'une ni à l'autre, comme si on voulait faire passer le même costume à «Passe- Partout» , le nain le plus célèbre de France, et au basketteur Tony Parker.

Le Fonds monétaire international, qui a des experts chevronnés et impartiaux, a ainsi calculé que l'euro est en réalité sous-évalué d'environ 18% pour l'Allemagne et qu'il est au contraire surévalué de 6,8% pour la France. Ces chiffres figurent dans l'étude annuelle du FMI intitulée «External Sector Report». Derrière ce titre sibyllin qui n'est guère plus parlant une fois traduit en français, l'organisation financière internationale répertorie les déséquilibres extérieurs des 28 pays les plus importants économiquement de la planète, lesquels représentent au total 85% du PIB (produit intérieur brut) mondial.

Le FMI ne vise certes pas à mettre en exergue les disparités franco-allemandes - ce n'est pas le genre de la maison que de répandre du sel sur les plaies - mais ces informations y figurent et elles sont analysées de façon détaillées. Pour estimer qu'une monnaie d'un pays est «surévaluée» ou au contraire «sous-évaluée» par rapport à ses propres performances économiques et à ses besoins, le FMI se réfère principalement aux excédents ou aux déficits extérieurs de chaque économie nationales, ce qui englobe les échanges commerciaux de marchandises et de services. Mais ce n'est pas le seul critère. Le niveau des coûts salariaux notamment, ainsi que la démographie sont également pris en compte.
L'Allemagne enregistre des excédents extérieurs excessifs

Ainsi est-il légitime que l'Allemagne, dont la population est vieillissante et en diminution absolue, enregistre de façon récurrente des excédents extérieurs substantiels car elle a besoin d'accumuler des réserves pour assurer les retraites de sa population. Mais sans doute pas à ce point. Les experts du FMI considèrent que l'économie allemande devrait afficher un excédent externe annuel compris entre 2,5% et 5,5% de son PIB alors que ce surplus a atteint 8,3% du PIB l'an dernier.

L'ensemble des données prises en compte par l'étude portent en effet sur l'année 2016 et lorsqu'il est fait état de «surévaluation» ou de sous-évaluation» d'une devise, cela s'entend vis-à-vis de l'ensemble des autres monnaies et pas seulement du dollar américain. Le FMI utilise à cet égard la notion de «taux de change effectif réel», c'est-à-dire en l'occurrence le taux de l'euro vis des monnaies des pays avec lesquels la France et l'Allemagne commercent. L'adjectif «réel» signifiant qu'il a été tenu compte de l'inflation.

Alors que l'euro s'est assez nettement raffermi ces trois derniers mois et qu'il atteint aujourd'hui son plus haut niveau depuis deux ans et demi, le phénomène de surévaluation pour la France tend donc à s'aggraver. Et vice versa pour l'Allemagne.

Si les travaux du FMI sur les principales monnaies nationales peuvent paraître quelque peu techniques dans leur approche , ils n'en sont pas moins pain béni pour le monde politique. Donald Trump s'en est servi l'hiver dernier pour stigmatiser les excédents commerciaux allemands. Quant à Marine Le Pen, elle y a fait maintes fois référence lors de la dernière campagne présidentielle en France, alorsqu'elle militait pour une sortie de la France de l'euro.

Pour sa part le FMI, dont la mission principale est, faut-il le rappeler, la stabilité financière internationale, se garde bien de tirer des conclusions aussi radicales. Prenant acte des disparités franco-allemandes, il se contente de préconiser des remèdes plus classiques. Pour l'Allemagne il estime que «des mesures additionnelles de relance seront nécessaires pour rééquilibrer l'économie». Quant à la France, les experts internationaux rappellent une énième fois leur ordonnance (au sens médical du terme): «modération salariale (spécialement pour le salaire minimum), réformes additionnelles du marché du travail, et mesures pour accroître la productivité». C'est sans doute à ce prix que les deux premières économies de la zone euro pourront à nouveau converger. Une condition sine qua non pour garder la même monnaie. *

Source : Le Figaro

Ukraine : Un témoin direct révèle la vérité sur le Maidan N°3. Protagonistes du Maïdan et terreur


La verité numero 3
"Aujourd'hui, je vais vous parler et vous montrer les deux principaux groupes de Kharkov, qui ont soutenu le coup d'Etat et l’arrivée au pouvoir de Porochenko et de Avakov. "
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vendredi 28 juillet 2017

10 Idées Reçues sur la 1ere Guerre Mondiale N°8 : Les Chars d'Assaut


En cette période de commémorations américano-centrées des événements de 1917, profitons de l'été pour tordre le cou aux principales idées reçues sur la 1ere GM avec Le Cajun.

Lavrov à Tillerson: la Russie "reste prête" à coopérer avec les USA malgré les sanctions


Moscou - La Russie "reste prête" à coopérer avec les Etats-Unis sous réserve de "respect mutuel", a assuré vendredi le chef de la diplomatie russe à son homologue américain après un nouvel échange de sanctions, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

Lors d'un entretien téléphonique avec Rex Tillerson, Sergueï "Lavrov a confirmé que (la Russie) reste prête à une normalisation des relations bilatérales avec les Etats-Unis et à la coopération concernant les questions importantes de l'agenda international", a indiqué le ministère dans un communiqué, précisant que cela n'était "possible que sur une base d'égalité, de respect mutuel".

La Russie a annoncé vendredi une prochaine réduction de la présence diplomatique américaine sur son territoire, après l'adoption par le Congrès à Washington de sanctions pour son ingérence présumée dans la présidentielle américaine de 2016.

Moscou demande à Washington de réduire, à partir du 1er septembre, à 455 les effectifs du personnel de son ambassade et de ses consulats en Russie et a suspendu l'utilisation par l'ambassade des Etats-Unis d'une résidence en périphérie de la capitale russe et d'entrepôts.

Ces mesures ont été prises à la suite "d'une série de décisions hostiles de la part de Washington", a expliqué M. Lavrov à son homologue américain, selon le ministère russe, citant "des sanctions illégales (...), des accusations diffamatoires, des expulsions massives de diplomates et des expropriations de propriétés diplomatiques" sur le sol américain.

"Les derniers événements ont montré que la politique des Etats-Unis se trouve entre les mains de forces russophobes qui poussent Washington vers la confrontation", a ajouté la même source.

Il revient désormais à Donald Trump, qui cherche depuis son élection à tendre la main à Vladimir Poutine, de décider s'il promulgue le texte adopté par les deux chambres du Congrès à la quasi-unanimité, ou y oppose son veto. Mais dans le deuxième cas, le Congrès pourra passer outre en revotant le texte à la majorité des deux tiers.


(©AFP / 28 juillet 2017 18h09)