mercredi 21 juin 2017

Macron : faire la guerre en Libye était une erreur



La participation des Forces armées françaises à l’opération militaire en Libye en 2011 a été une erreur et la France doit éviter ce scénario en Syrie, a déclaré mercredi le Président français Emmanuel Macron dans une interview accordée à huit médias européens (Le Figaro, Suddeutsche Zeitung, Le Soir, The Guardian, Corriere Della Serra, El País, Gazeta Wiborcza et Le Temps).

«Avec moi, ce sera la fin d’une forme de néo-conservatisme importée en France depuis dix ans. La démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples. La France n’a pas participé à la guerre en Irak et elle a eu raison. Et elle a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. Quel fut le résultat de ces interventions? Des États faillis dans lesquels prospèrent les groupes terroristes. Je ne veux pas de cela en Syrie», a indiqué le Président Macron.

Donbass: le nombre de victimes civiles en hausse dramatique


En 2017, le nombre de victimes civiles au Donbass a doublé par rapport à l'année précédente, selon l'Onu.

Le nombre de victimes civiles dans le Donbass a connu une augmentation brutale en 2017, a annoncé le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Zeid al-Hussein.

«Cette année, du 1er janvier au 18 juin, la mission d'observation des droits de l'homme en Ukraine a enregistré 375 victimes civiles, le conflit ayant fait 67 morts et 308 blessés. C'est une augmentation de 74% par rapport à la même période de 2016», a indiqué le responsable intervenant à la 35e session du Conseil des droits de l'homme de l'Onu.

Le Haut-Commissaire a indiqué que rien que les pilonnages avaient fait 31 morts et 178 blessés parmi la population civile, soit deux fois plus qu'en 2016 (12 morts et 76 blessés).

«Selon les statistiques, la nature du conflit a changé. Il gagne en intensité alors que ses deux parties se situent à proximité, les armes lourdes, les soldats et les membres de groupes armés sont déployés très souvent dans des zones d'habitation civile, près de l'infrastructure civile. Parallèlement, les violations du régime du cessez-le-feu, qui tendent à augmenter, indiquent l'absence de volonté politique pour mettre fin au conflit », a souligné le Haut-Commissaire. (...)

Suite : sputniknews

Macron ne voit pas de successeur légitime à Bachar al-Assad

Le président Macron a fait savoir qu'il ne faisait pas de la la destitution de Bachar al-Assad "un préalable à tout".@ Handout / Syrian Presidency Press Office / AFP

Le président français désigne comme priorité numéro un la lutte contre tous les terroristes et souhaite, la stabilité de la Syrie.

Emmanuel Macron dit ne pas voir de successeur légitime à Bachar al-Assad dans la situation que connaît actuellement la Syrie, où ses priorités sont la lutte contre les groupes "terroristes" et la stabilité du pays.

La destitution d'Assad, pas "un préalable à tout". Dans un entretien à huit quotidiens européens publié mercredi sur internet, le président français ajoute que "l’utilisation d’armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule." Sur la Syrie, "le vrai aggiornamento que j’ai fait (...), c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime !", dit-il.

La lutte contre le terrorisme comme priorité. "Mes lignes sont claires. Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. (...) Nous avons besoin de la coopération de tous pour les éradiquer, en particulier de la Russie. Deux : la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un Etat failli."(...)

Suite : Europe1

Florian PHILLIPPOT Vs Jean-Michel APHATIE : LE DUEL

mardi 20 juin 2017

Natacha POLONY - 20/06 - Clash JMLP/M.LE PEN, La fin de LR, les affaires MODEM, MELENCHON


Sylvie GOULARD, François BAYROU, Jean-Luc MELENCHON, MACRON, Jean-Marie LE PEN, Marine LE PEN, Richard FERAND...

Le Wall Street Journal reconnait qu'Israël finance [discrètement] des groupes de rebelles syriens dans le Golan



Selon le Wall Street Journal, l'armée israélienne fournirait de manière confidentielle de l'aide humanitaire et financière à plusieurs groupes de rebelles syriens installés dans le Golan, notamment afin de permettre aux combattants de s'armer.

Une enquête du Wall Street Journal révèle qu'Israël fournit de l'aide à plusieurs groupes de rebelles syriens, dans la région frontalière du plateau du Golan, occupé depuis 1967 par Israël. Citant des membres de ces groupes de combattants ainsi que des responsables israéliens informés des contours de cette aide très discrète, le journal affirme qu'Israël finance la lutte de ces derniers contre Bachar el-Assad.

Selon les journalistes, Israël a ainsi mis sur pied une unité dédiée à cette mission en 2016. Son objectif serait de coordonner le transfert d'argent et de matériel humanitaire permettant à ces groupes rebelles de rémunérer leurs soldats, d'acheter des armes et des munitions, ainsi que de se soigner. Certains groupes percevraient ainsi 5 000 dollars mensuels pour régler ces dépenses de fonctionnement nécessaires à la poursuite de leurs activités.

Décrit comme un «engagement secret», le déploiement de cette stratégie s'inscrit dans la ligne de la politique étrangère israélienne dans la région, marquée par une défiance vis à vis de l'Iran, allié du gouvernement syrien, et un conflit ouvert contre le Hezbollah, qui combat lui aussi l'Etat islamique aux côtés des troupes de Bachar el-Assad et de ses alliés.

«Israël nous apporte une aide héroïque», s'enthousiasme un représentant du groupe Fursan al-Joulan (également connu sous le nom de Moatasem al-Golani, (les Chevaliers du Golan) et qui compte près de 400 combattants), selon des propos rapportés par le Wall Street Journal. «Nous n'aurions jamais survécu sans Israël», estime-t-il. Selon Liwaa Ousoud al-Rahman, combattant au sein d'une autre organisation, «la plupart des gens veulent coopérer avec Israël» parmi les groupes rebelles.

De fait, la coopération entre Israël et ces combattants opposés au gouvernement syrien aurait débuté en 2013, selon Abou Souhayb, pseudonyme d'un des représentants de ces groupes rebelles. D'abord limitée à l'aide humanitaire, l'action d'Israël se serait ensuite étendue à un soutien financier, avant de susciter l'intérêt d'autres formations, qui se sont à leur tour, tournées vers l'Etat voisin.

En réponse à ces révélations, l'armée israélienne a réagi. Sans démentir ni confirmer, un porte parole de Tsahal a déclaré au Times of Israel qu'Israël était «engagé dans une opération de sécurisation de ses frontières», avec pour but la neutralisation d'éventuelles cellules terroristes dans cette zone. «Par ailleurs, nous fournissons de l'aide humanitaire aux Syriens qui vivent dans la région», a-t-il ajouté.

Les Américains nous ont-ils sauvé en 1917 ?


Les Américains nous ont-ils "sauvé la mise" en 1917 ? Ont-ils, déjà, libéré l'Europe face à la menace allemande ? C'est en tout cas ce que l'on entend souvent. Dans cet épisode de La petite Histoire, Christopher Lannes tente d'analyser le rôle joué, concrètement, par les "Sammies" sur le terrain. Au-delà de la bravoure des Marines, qui ont réalisé quelques exploits, quel est le bilan de cette intervention au regard de la guerre dans son ensemble ?

samedi 17 juin 2017

La liberté d'expression "en marche" : Après Paris Première, Nata­cha POLONY est virée d’Eu­rope 1



Coup dur pour Nata­cha Polony qui – après avoir été remer­ciée par Paris Première la semaine dernière – vient de se faire virer d’Eu­rope 1 par cour­rier. La jour­na­liste accuse le coup.

La saison 2016–2017 se termine de façon plutôt brutale pour Nata­cha Polony. La semaine dernière, la jour­na­liste qui n’a jamais eu sa langue dans sa poche, se voyait remer­ciée par Paris Première. Son émis­sion Polo­nium n’étant pas recon­duite à la rentrée. Aujourd’­hui, ce sont nos confrères de Pure­me­dias qui nous apprennent que c’est son autre employeur, Europe 1, qui vient de sèche­ment lui envoyer une lettre de licen­cie­ment sans entre­tien préa­lable. Contac­tée par les jour­na­listes, l’ex-tête à clash d’On n’est pas couché accuse le coup. « Je suis surprise d’avoir reçu ce cour­rier, a-t-elle déclaré. Je m’ex­plique diffi­ci­le­ment cette déci­sion. On discu­tait, on m’avait juste dit que la revue de presse (qu’elle animait tous les matins aux côtés de Thomas Sotto, lui aussi viré ndlr) allait conti­nuer mais avec quelqu’un d’autre. » En interne, chez Europe 1, il se dit que la porte n’est pas tota­le­ment fermée à Nata­cha Polony. « Nous avons mis un terme à la plupart des contrats de la grille en cours », s’est justi­fié un cadre de la radio.

Ministre hongrois : «George Soros a l'intention de pousser le gouvernement hongrois dehors»


le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto parle à RT

vendredi 16 juin 2017

Montreal : LACTATIA, DRAG QUEEN à 8 ANS


Faith Goldy de TheRebel.media explique comment une Drag Queen de 8 ans de Montréal fait parler d'elle sur Internet, et se pose des questions sur l'influence de l'idéologie de sa mère "antifa/SJW" sur les choix du petit garçon... (Vidéo en anglais) :

La 15e ligne directe avec Vladimir Poutine (Direct du 15.06)


Le 15 juin, le président russe Vladimir Poutine entame la 15eme ligne directe lors de laquelle, les citoyens de toute la Russie peuvent obtenir les réponses aux questions qu'ils lui ont posées via divers canaux traditionnels et électroniques.

Les VRAIES conséquences des projets de MACRON sur le pouvoir d'achat des français [SAPIR, BECHADE, LANG]


Les Chroniques de Jacques Sapir

Les sondages du 2e tour des élections législatives estiment entre 410 et 415 députés pour La République en Marche. Un tel nombre de députés va faciliter la mise en œuvre des réformes que se propose d’appliquer Emmanuel Macron. Certaines auront des conséquences économiques importantes sur la demande des ménages, notamment la hausse de la CSG et l’augmentation de la durée légale du travail.

Invités : Dany Lang, maître de conférences en économie à l'Université Paris 13 et membre des Économistes atterrés et Philippe Béchade, rédacteur en chef de La Bourse au quotidien et président des Éconoclastes.

Rochedy vs Murer : Le FN a t-il (encore) un avenir ?


Le Front National semble sonné, au lendemain de l'élection présidentielle. Les thèses sont nombreuses, de la ligne politique au débat de l’entre deux tour, en passant par la personnalité de Marine Le Pen. Alors que se passe-t-il ? Le Front National est-il à bout de souffle ? Pour répondre à la question mais surtout en débattre, nous avons accueilli Philippe Murer, conseiller économique de Marine Le Pen et candidat aux élections législatives dans la 3ème circonscription de l'Oise, et Julien Rochedy, ancien cadre frontiste et volontiers critique à l'égard de celui-ci.

Pierre-Joseph Proudhon par Natacha POLONY


Natacha Polony recommande cette semaine Pierre-Joseph Proudhon, l'Anarchie sans le désordre, paru aux éditions Autrement, un ouvrage de Thibault Isabel.

Conférence de Thibault Isabel avec l'extrait de l'intervention de Michel Onfray.

lundi 12 juin 2017

Elections législatives britanniques : La sortie de l’Union européenne n’a nullement été désavouée, les partis ouvertement pro-UE reculent.



A l’issue du scrutin du 8 juin, Theresa May a certes perdu son pari, mais elle améliore nettement son score par rapport à David Cameron en 2015. La sortie de l’Union européenne n’a nullement été désavouée, les partis ouvertement pro-UE reculent.

Les Britanniques se sont rendus aux urnes jeudi 8 juin. Rarement le fossé entre la réalité des résultats factuels et les commentaires – notamment dans la presse française – a été aussi spectaculaire. S’agit-il vraiment d’une « défaite cinglante », d’un « cataclysme », d’une « gifle retentissante » pour le premier ministre ?

Certes, Theresa May, qui avait provoqué ces élections anticipées, perd son pari : elle comptait s’assurer une assise « forte et stable » dans la perspective des négociations avec Bruxelles en vue du Brexit ; finalement, son parti, loin de renforcer ses positions à la Chambre des communes comme les sondages le lui promettaient initialement, y perd la majorité absolue (326 sièges).

Les Conservateurs progressent de 5,5 points par rapport au scrutin de mai 2015

Les Conservateurs disposaient de 330 sièges, ils n’en ont désormais que 318. Cependant, ils arrivent en tête avec 13,7 millions de suffrages, et améliorent nettement leurs résultats en voix comme en pourcentage. Avec 42,4% des suffrages, ils progressent de 5,5 points par rapport au scrutin de mai 2015.

Le Parti conservateur était à ce moment dirigé par le Premier ministre d’alors, David Cameron, qui allait provoquer le référendum de juin 2016 sur le maintien ou non du pays au sein de l’Union européenne. Partisan d’y rester, M. Cameron perdit cette consultation et dut démissionner. Theresa May le remplaça et s’engagea en faveur du Brexit. Elle améliore nettement le score de son prédécesseur. Elle récupère notamment les électeurs du UKIP, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, qui passe de 11,6% des voix à 1,8%, et perd son unique député. Cette formation avait été fondée dans l’objectif unique de la sortie de l’UE, un but désormais scellé.
Très forte progression de Jeremy Corbyn

Le pari perdu de Mme May ne s’explique donc pas par une contre-performance de son parti, mais par le fait marquant du scrutin : la très forte progression du parti travailliste conduit par Jeremy Corbyn, qui obtient 40% des suffrages, soit un gain impressionnant de 9,5 points par rapport à mai 2015. Un résultat d’autant plus significatif que le taux de participation, 68,7%, est le plus élevé depuis 1997.

Il y a deux ans, les Travaillistes étaient dirigés par Edward Milliband, qui se situait (avec certes des inflexions) dans la lignée du « new Labour » symbolisé par les figures d’Antony Blair et de Gordon Brown, autrement dit un libéralisme flamboyant, de même qu’un interventionnisme guerrier assumé.

A la surprise générale, ce fut le député pestiféré et méprisé par les caciques de l’appareil, Jeremy Corbyn, qui prit la tête du Parti travailliste en septembre 2015, notamment grâce à une dynamique issue de la jeunesse. M. Corbyn est connu pour ses propositions sociales très à gauche, et s’était illustré jadis dans le mouvement pacifiste (il fut même opposant à l’adhésion de la Grande-Bretagne à l’UE, mais retourna finalement sa veste avant le référendum de 2015).

Sa campagne dynamique et populaire de même que son programme « radical » ont, au grand dam de l’appareil travailliste, créé la surprise. A son menu notamment : la fin de l’austérité, le renflouement de la protection sociale et des services publics, l’augmentation des impôts pour les plus hauts revenus, la gratuité des universités, de même que la renationalisation des chemins de fer. Que ces thèmes aient réussi à mobiliser aussi largement, voilà qui pourrait changer la donne au sein du parti, et, à terme, du pays. « Nous avons déjà changé le visage de la politique britannique », a du reste déclaré le leader travailliste à l’annonce des résultats.
Lourde défaite des nationalistes écossais

Autre fait notable du scrutin : la lourde défaite du Parti nationaliste écossais (SNP), qui passe de 56 sièges à 35. L’ancien chef et figure tutélaire du parti, Alex Salmond, est même battu dans sa circonscription. Le SNP s’est toujours illustré par ses positions favorables à l’UE, exigeant même que l’Ecosse reste au sein de cette dernière. Mais avec sa défaite du 8 juin, la perspective d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse – l’un des obstacles qui compliquait la route vers le Brexit – s’efface.

Enfin, les Libéraux-démocrates comptaient faire un tabac en se présentant comme le seul parti national s’opposant toujours à la sortie de l’UE. Ils passent certes de 8 à 12 sièges, mais reculent globalement en pourcentage (7,4%, – 0,5 points). L’ancien chef de cette formation (et ancien vice-premier ministre de David Cameron), le très européiste Nicholas Clegg, est battu dans son fief.

Tous ces éléments rendent peu crédibles les analyses des commentateurs français et européens selon lesquelles les citoyens britanniques auraient en quelque sorte désavoué le Brexit, ou en tout cas la position « dure » qu’a adoptée à cet égard Theresa May. Cette dernière, refusant par avance de se faire dicter ses conditions par Bruxelles, a répété qu’elle préférait « pas d’accord » à un « mauvais accord ». Elle avait d’emblée refusé de rester dans le marché unique, l’union douanière et les juridictions européennes.

Ces interprétations sont d’autant moins crédibles que le dossier du Brexit a été paradoxalement très peu présent dans la campagne électorale. Cette dernière a été marquée par une « gaffe » de Mme May, qui a mis en avant une proposition visant à faire payer sur les futurs héritages les soins prodigués aux personnes âgées dépendantes – une perspective qui touchait de plein fouet la classe moyenne. Le chef du gouvernement s’est vu aussi reprocher son arrogance quand elle a notamment refusé un débat direct avec M. Corbyn.

Enfin et surtout, les attentats qui ont ensanglanté la Grande-Bretagne se sont évidemment invités dans le combat électoral. Le chef travailliste n’a pas manqué de rappeler que Theresa May, quand elle était encore ministre de l’Intérieur sous M. Cameron, avait mis en œuvre des coupes drastiques dans les effectifs policiers.

Les milieux d’affaires et les conservateurs pro-UE ont eu du mal à avaler les déclarations et les promesses de Theresa May

Ce rappel a probablement fait mouche auprès des classes populaires qu’elle entendait bien conquérir par des propositions tournant le dos à l’ultralibéralisme inauguré par Margaret Thatcher dans les années 1980, et poursuivi par MM. Blair, Brown et Cameron. Les milieux d’affaires et les conservateurs pro-UE ont eu du mal à avaler ses déclarations (« nous ne croyons pas dans l’économie de marché débridée », « nous sommes le parti des travailleurs ordinaires »), de même que ses promesses de plafonner les tarifs de l’électricité et du gaz, d’investir dans l’éducation, d’oublier l’objectif d’équilibre budgétaire, et de limiter fortement l’immigration.

Cette « course vers la gauche » (provoquée par le résultat de juin 2016 en faveur du Brexit) a finalement profité à M. Corbyn. Mais c’est bien Mme May qui reste en position de continuer à diriger le pays.

Malgré de nombreuses voix (notamment dans son propre camp) qui l’ont appelée à démissionner, elle a annoncé qu’elle entendait former un gouvernement en alliance avec les Unionistes Nord-irlandais du DUP (partisans du maintien de l’Ulster au sein du Royaume-Uni). Ceux-ci disposent de 10 sièges (+ 2), ce qui donnerait à cette coalition une courte majorité de 328 sièges.
Négociations sur le Brexit

Quant aux négociations avec l’Union européenne, elles sont censées démarrer formellement le 19 juin. A Bruxelles, on s’interrogeait sur un possible report de cette échéance.

Surtout, les analystes les plus avertis ne cachaient pas leur crainte : l’étroitesse du résultat ne permettra pas à Mme May de s’affranchir de la pression des « Brexiters ultra », autrement dit des députés conservateurs souhaitant une rupture avec l’Union européenne sans accord. C’était une inquiétude que plusieurs observateurs avaient formulée peu avant le vote, et qui a été notamment réitérée au lendemain du scrutin par le très européiste co-président du groupe des Verts à l’europarlement, le Belge Philippe Lamberts.

Bref, à l’opposé de ceux qui ont interprété le vote du 8 juin comme une ouverture vers une remise en cause du Brexit, la fragilité de Mme May pourrait paradoxalement constituer au contraire une angoisse supplémentaire pour Bruxelles…

En attendant, la première session du nouveau Parlement est prévue pour le 13 juin.

Pierre Jovanovic : Faillite, monnaie de singe et fraudes bancaires


Olivier Pichon reçoit Pierre Jovanovic journaliste, écrivain.

dimanche 11 juin 2017

Réflexions sur un débat [SAPIR Vs ZEMMOUR]



Le débat qui a eu lieu à l’antenne de Radio-Sputnik entre Eric Zemmour et moi-même a permis de préciser un certain nombre de choses. Je recommande à mes lecteurs de l’écouter (ici, en podcast[1]), et de l’écouter soigneusement, car tant les points d’accords que de désaccords sont importants.
Ce débat n’a pas dégénéré. Le mérite en revient à Eric Zemmour qui a su exprimer ses postions avec la carté et la retenue qu’imposaient un tel débat. Il est donc maintenant possible d’en dresser un bilan en distinguant ce sur quoi nous nous sommes entendus et ce sur quoi nous divergeons.

Ce que ce débat ne fut pas

L’animateur avait présenté ce débat comme celui opposant les notions de souveraineté et d’identité. Mais, il est très vite devenu évident qu’il n’y avait sur ce point aucune opposition. Zemmour a défendu explicitement une vision historique de la notion de l’identité à grand renfort de citations d’Ernest Renan et de Marc Bloch. Je suis, bien entendu en parfait accord sur ce point avec lui. Je pense que l’identité est une représentation politique majeure, qui s’est construite sur la mémoire, tant consciente qu’inconsciente, des conflits, des luttes, mais aussi des compromis passés. Les démonstrations de Guizot, qui parle à ce sujet de la « civilisation européenne »[2], mais aussi celles de John Commons[3], sont éclairantes. La question de la « mythification » de cette histoire est en réalité un faux problème, puisqu’il s’agit essentiellement d’une représentation collective, donc d’un fait subjectif. Il ne sert à rien de vouloir chercher ici une quelconque représentation « objective ». Ce serait une contradiction dans les termes.

Nous nous sommes aussi retrouvés pour constater que la souveraineté sans l’identité n’avait guère de sens mais que, inversement, l’identité sans la souveraineté, était une notion vide. Hors antenne, Zemmour m’a reproché de minorer, ou en tous les cas de rabaisser le « souverainisme de l’identité ». Ce n’était pas le sentiment que j’en avais, dans les différents textes que j’ai pu écrire. Mais, si cela fut perçu comme tel, je tiens ici à dire que je considère que la question de l’identité est bien une question légitime, et qu’elle contribue à structurer, à donner du sens, à la notion de souveraineté. Bien entendu, la souveraineté ne se réduit pas à l’identité : elle inclut la dimension sociale et celle des institutions politiques qui concrétisent nos libertés collectives. Mais, la question de l’identité est bien incluse dans la souveraineté. Cependant, cette identité doit se concevoir à la fois comme le produit d’un processus historique (point sur lequel Eric Zemmour et moi sommes d’accord) et comme un processus politique. Il s’agit d’un sentiment qui se définit, en fait, politiquement même si les individus ne le formulent pas nécessairement sous une forme politique.

Première divergence
Si le débat n’a pas été entre l’identité et la souveraineté, sur quoi à-t-il porté ? Il y a eu en réalité, deux débats, un mineur et un majeur. Le débat mineur a porté sur l’échec de Marine le Pen à l’élection présidentielle. Si nous avons été d’accord pour considérer, l’un et l’autre, qu’elle avait fait une erreur majeure dans sa gestion du débat télévisée, nous nous sommes opposés sur la question de l’interprétation des résultats du 1er tour. Eric Zemmour soutient que LES électorats de Jean-Luc Mélenchon sont radicalement opposés à Marine le Pen, et il prétend qu’il y aurait une composante ethnique dans cet électorat qui l’écarterait radicalement de tout ralliement au Front National. Les résultats du 2ème tour semblent lui donner raison, car le pourcentage des électeurs de Jean-Luc Mélenchon s’étant reporté sur Marine le Pen a été faible.

Mais, il faudrait, alors, tenir compte de l’effet catastrophique du débat télévisé. En fait, entre le dimanche soir où ont été connus les résultats du 1er tour et le milieu de la semaine qui a suivi, les intentions de vote pour Marine le Pen sont passées de 36-38% à 40-42%. On pouvait penser qu’elle pourrait monter vers 45%, en particulier si elle avait continué sur sa dynamique d’Amiens. En fait, c’est à partir du moment où Marine le Pen a introduit des éléments de confusions sur la question des retraites, sur la question de l’Euro (avec l’impossibilité dans laquelle elles s’est trouvée d’expliquer le passage d’une « monnaie unique » à une « monnaie commune »), que le chiffre de ses intentions de vote a commencé à baisser. Il semble bien qu’à la veille du débat du mercredi soir, elle était repassée sous la barre des 40%. Dans ces conditions, l’effet de sa prestation lors de ce débat n’a pu qu’accélérer le mouvement. Si, donc, on suit cette analyse, on constate qu’il n’est pas besoin de faire des hypothèses hasardeuses sur la composition ethnique du vote du 1er tour pour Jean-Luc Mélenchon. Si tel avait été la cause, elle se serait manifestée dès le soir du 1er tour.

Je pense qu’ici Eric Zemmour commet deux erreurs. L’une est technique, en cherchant à ethniciser des statistiques dont on ne connaît que la composition géographique, et de plus en se basant sur les résultats de 3 départements. L’autre erreur est politique ; elle consiste à vouloir chercher une explication « fondamentale » à un vote, alors qu’une explication à partir de son contexte politique particulier est amplement suffisante. En fait, et c’est l’avis de Pascal Perrineau dans le Point, le choix stratégique que l’on nomme « ligne Philippot » était bon, mais n’a pas suffi à surmonter le déficit en crédibilité gouvernementale du Front National. C’est cela, aggravé et démultiplié par les reniements ou les ambiguïtés de la deuxième semaine de campagne du 2ème tour et bien entendu par les effets catastrophiques du débat, qui explique le résultat final. (...)
.... Lire la suite sur Russeurope

(RE)VOIR LE DÉBAT : 

La réponse de Poutine à une célèbre journaliste américaine sur la Démocratie en Russie [PLS intersidéral]


Réponse du président russe à une question de Megyn Kelly (NBC)
(N'oubliez pas d'activer les sous-titres!)

Monopartisme #EnMarche


samedi 10 juin 2017

Hillary Clinton - Let it Go (Frozen Parody)

Pascal Perrineau : "C'est la ligne Philippot qui a fait décoller le FN"



Depuis qu'elle a pris la tête du FN en 2011, Marine Le Pen a hissé son parti au rang des premières forces politiques françaises. Lors du second tour de la présidentielle, elle a engrangé plus de 10 millions de voix. Un score que son parti n'avait jamais atteint auparavant.

Pour réaliser cette prouesse, l'actuelle candidate aux législatives a modifié la ligne de son parti. Dans son livre, Cette France de gauche qui vote FN (Paris, Le Seuil, 2017, 142 p.), le politologue Pascal Perrineau explique comment le parti s'est adressé aux électeurs orphelins d'un Parti socialiste qui les a abandonnés au profit des habitants des grands centres urbains. Et raconte que ces électeurs n'ont pas forcément l'impression de trahir la gauche. Au contraire, pour eux, c'est la gauche qui les a trahis. Entretien.

Le Point.fr : Dans votre livre, vous parlez de « gaucho-lepénisme ». Que voulez-vous dire ?

Pascal Perrineau : Le « gaucho-lepénisme » n'est pas nouveau. J'ai utilisé cette expression pour la première fois en 1995. Une partie de l'électorat de Jean-Marie Le Pen s'était reporté sur Lionel Jospin. À l'époque, j'avais été frappé par la difficulté des universitaires à se pencher sur cet objet qu'ils trouvaient iconoclaste. Il y a toujours eu des difficultés à analyser le rapprochement entre les extrêmes, et plus largement entre la gauche et l'extrême droite. C'était le cas pendant les années 1930 ou encore pendant les années 1950 quand la question du totalitarisme avait été posée. C'est toujours compliqué aujourd'hui avec le FN et sa capacité à se nourrir aussi des désillusions vis-à-vis de la gauche. Mon premier objectif en écrivant ce livre était d'en finir avec « l'intellectuellement correct » qui consiste à dire que le FN, c'est uniquement la « droite de la droite ».

Le FN, c'est l'extrême droite et l'extrême gauche ?

Depuis une dizaine d'années, une partie de la dynamique électorale s'alimente d'une déception des électeurs de gauche. Lors du second tour de la présidentielle 2017, le FN a obtenu une majorité absolue seulement dans deux départements : le Pas-de-Calais et l'Aisne. Ce sont deux départements où voter à gauche est une tradition historique. En 1981, tous les députés de ces départements étaient de gauche.

Déjà, lors de la victoire du non au référendum de 2005, il y a eu une confluence électorale entre la gauche de la gauche et le FN.

L'ambiguïté de Mélenchon vis-à-vis du FN, c'est la continuation de ce phénomène. Une partie de la gauche sur le terrain économique et social ne se sent plus très éloignée du FN. Selon les enquêtes d'opinion, le premier second choix des électeurs frontistes, c'est Mélenchon, pas Fillon. Une partie des électeurs vient de milieux familiaux de gauche. Ils sont sortis de leur tradition familiale. En tout cas, ça a été très facile de trouver des électeurs de gauche qui votent FN pour les interroger et comprendre leurs motivations.

Qu'est-ce qui motive ces électeurs de gauche à voter FN ?

Il y a des électeurs qui se considèrent toujours de gauche et qui expliquent qu'en votant FN ils ont le sentiment qu'ils n'ont pas changé, mais que c'est la gauche qui a changé, que c'est le FN qui parle aujourd'hui de protection sociale et culturelle, et plus la gauche. La « plèbe » n'a plus de tribun, en raison de la « gentrification » de la gauche, aujourd'hui bien implantée parmi la bourgeoisie, les cadres et les professions intellectuelles. Il y a aussi cette gauche qui vote FN à cause des souffrances personnelles causées par la fracture économique et sociale. Il y a enfin le gaucho-lepénisme intellectuel : cette gauche laïcarde et souverainiste, qui suit le même itinéraire que Florian Philippot.

Les électeurs de gauche ne sont-ils pas repoussés par le discours du FN sur l'immigration et la préférence nationale ?

Si le retour à la retraite à 60 ans ou l'augmentation des bas salaires attirent les électeurs de gauche, ils sont également séduits par la dénonciation de l'immigration. La question des travailleurs détachés les préoccupe, car ils sont en concurrence directe avec eux. Ils n'ont pas toujours un discours xénophobe, mais ils souffrent de ne pas trouver d'emploi.

Une partie des cadres du FN imputent la défaite à la gauchisation du parti impulsé par Florian Philippot et réclame un coup de barre à droite…

Quand le FN plaçait la barre complètement à droite, il faisait 10 % ou 15 %. Je ne suis pas persuadé qu'il ferait plus aujourd'hui avec une autre ligne. C'est la ligne plus ou moins incarnée par Florian Philippot qui les a fait décoller. Marine Le Pen a rassemblé, en 2017, près du double des voix gagnées par son père en 2002...

Finalement, plus que la droite ou la gauche, n'est-ce pas la sortie de l'euro qui a effrayé les électeurs ?

Concernant la souveraineté nationale, les gens veulent que la France « récupère ses billes » dans certains domaines, mais la question européenne reste pour eux relativement lointaine. La vraie raison de l'échec du FN, c'est son absence de culture de gouvernement. Les frontistes sont apparus comme n'étant pas crédibles. Marine Le Pen a perdu 6 points à cause du débat raté de l'entre-deux-tours. On n'a jamais vu ça dans l'histoire des débats sous la Ve République qui a commencé en 1974. C'est avant tout le déficit criant de « gouvernementalité » qui a coûté cher au Front national et à sa candidate...

jeudi 8 juin 2017

[PROPAGANDE sur FRANCE 2] Attentat de Londres : C’est la faute du Brexit !


Ce n’est pas d’aujourd’hui que les « journalistes » du JT de France2 (et d’autres) font tout pour que l’opinion publique Française ait une mauvaise image du Brexit. Mais depuis les attentats de Londres et dans un contexte d’élections législatives au Royaume-Uni, l’instrumentalisation morbide et cynique du terrorisme va bon train pour expliquer à la population quels sont ces priorités.

Mensonges, peur, instrumentalisation et hiérarchisation des morts,… Décryptage d’une propagande écœurante.

«Cette photo a été utilisée pour exploiter mon fils»: le père d'Omran dénonce la propagande sur Alep



Omran Daqneesh, l'enfant dont la photo a été érigée comme symbole par les opposants à Bachar el-Assad, vit maintenant avec son père dans la ville libérée d'Alep. Dans un entretien, ce dernier a dénoncé l'exploitation de l'image de son fils.

Près d'un an après la diffusion de la photo de l'enfant syrien sonné dans une ambulance à Alep, des journalistes de l'agence russe Ruptly sont allés à sa rencontre et se sont entretenus avec lui et son père, dont le soutien au gouvernement syrien n'a pas été ébranlé par les drames vécus par sa famille.

«Je m'appelle Omran Daqneesh, et j'ai quatre ans», a déclaré l'enfant, souriant. Son père, Mohammad Kheir Daqneesh, a affirmé à Ruptly que sa famille s'était retrouvée «dans la tourmente» à cause des rebelles et de l'exploitation de leurs problèmes à des fins de «propagande».

Lors de la journée fatidique, quand sa maison a été touchée, Mohammad Daqneesh s'est mis à la recherche de son fils. Lorsqu'il a enfin réussi à le retrouver, des rebelles étaient déjà en train de le filmer, rapporte-t-il.


Le père assure que «les rebelles ont saisi l'opportunité de filmer [sa] famille» alors que lui et ses proches sortaient de la maison.

«Ils ont pris Omran pour lui prodiguer les premiers soins, mais avant ça, ils l'ont fait s'asseoir pour pouvoir le photographier. Pourquoi cette photographie ? Parce qu'elle a été utilisée pour exploiter [mon fils], comme s'il avait été visé», s'est indigné Mohammad Daqneesh, avant de dénoncer l'organisation des Casques blancs.


«Ils travaillent avant tout avec la presse, c'est un outil qu'ils utilisent. Ils travaillent ensemble [...] pour faire des photographies qui appellent à l'émotion», a-t-il ajouté.

«Nous n'avions rien demandé. Et en plus de tout ça, [les rebelles] m'ont envoyé des menaces, des menaces sans fondements, car je n'ai rien fait de mal. Je n'ai pas conspiré contre le pays, je ne reçois pas de dollars pour faire du mal à mon pays», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il avait dû raser la tête de son fils et changer son nom afin qu'il ne soit pas reconnu.

«Grâce à Dieu, maintenant la situation s'améliore, l'armée progresse et nous sommes de retour dans nos foyers», a-t-il conclu.

La bataille militaire pour la libération d'Alep, bastion de l'opposition, s'est soldée par la victoire de l'armée arabe syrienne appuyée par son allié russe à la fin de l'été 2016.

Lire aussi : Le photographe du petit garçon d'Alep serait en lien avec les rebelles décapitateurs d'enfants

La Vidéo à voir absolument : ALEP : Pierre Le Corf visite le QG des CASQUES BLANCS, OSCARS à HOLLYWOOD le 10.03.2017 [Vidéo]

Identité ou souveraineté ? Eric ZEMMOUR contre Jacques SAPIR - Le débat !


Parade-Riposte présenté par Edouard Chanot

Souveraineté ou identité ? La question divise et pourrait surtout déterminer la politique française des prochaines années. Le polémiste Eric Zemmour et l’universitaire Jacques Sapir ont confronté leurs vues à notre antenne.

mercredi 7 juin 2017

Poutine: «Le bouclier antimissile américain ne protégerait pas les USA»


À en croire le Président Poutine, le bouclier antimissile américain s’avèrerait inefficace en cas de guerre entre les États-Unis et la Russie.

Interviewé par le réalisateur Oliver Stone, le Président russe a expliqué pourquoi les États-Unis n'avaient aucun intérêt à attiser les conflits avec la Russie, relate mardi l'agence Bloomberg.

« De nos jours, le bouclier antimissile américain ne parviendrait pas à protéger les États-Unis », a indiqué Vladimir Poutine, en répondant à une question de M. Stone sur une guerre éventuelle entre les deux pays.
Les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis l'époque de la guerre froide, a affirmé le Président russe Vladimir Poutine dans un discours tenu ce vendredi lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), soulignant toutefois l'importance d'un dialogue constructif entre les deux pays.

Dans le même temps, le dirigeant russe a assuré que de son côté, Moscou continuerait de dialoguer avec le chef d'État américain Donald Trump pour normaliser les relations bilatérales.

« Pour réussir, il faut des efforts sérieux des deux côtés. Nous aurons également besoin de volonté politique, de ténacité pour résoudre les questions représentant un intérêt pratique réciproque », a affirmé M. Poutine.

Affaires Ferrand, Bayrou, Sarnez etc... La moralisation de la vie politique est-elle une utopie ?


Les Chroniques de Jacques Sapir

Richard Ferrand devenait le 17 mai, le nouveau Ministre de la Cohésion des Territoires. Ce proche d’Emmanuel Macron est désormais soupçonné de favoritisme dans une affaire immobilière, à l’égard de sa compagne. Au-delà des faits qui, s’ils ne semblent pas relever de l’illégal n’en apparaissent pas moins profondément immoraux, se pose une question : la prétention, affichée par Emmanuel Macron, de renouveler largement la politique, et d’y apporter nouveauté et probité. C’est donc tout le discours du Président Macron qui peut être mis en doute.

Invité : Régis de Castelnau, avocat, spécialiste de droit public et chroniqueur dans le magazine Causeur.

Un des assaillants de Londres était apparu dans un documentaire de la TV Britannique [VIDÉO]


Khuram Butt, désigné comme l'un des trois djihadistes qui ont tué huit personnes à Londres samedi, est apparu dans un documentaire de la chaine britannique Channel 4 intitulé The Jihadis Next Door l'année dernière

Voir aussi :
D'où venaient les 20 000 uniformes destinés à Daech interceptés en Espagne ?


"Le terrorisme n'est pas une simple carte que l'on joue et remet dans sa poche. Tel le scorpion, il peut vous piquer à tout moment." 
Bachar Al Assad 

Vers une reprise des relations économiques franco-russes ?


Les Chroniques de Jacques Sapir

Les relations économiques franco-russes

L’excitation médiatique et le décorum de la visite de Vladimir Poutine à Versailles le lundi 29 mai exprimaient parfaitement les enjeux très importants des liens entre la Russie et la France. Les relations économiques bilatérales entre la France et Russie sont actuellement sévèrement contraintes par la politique de l'Union européenne à l'égard de la Russie. Quelles sont les perspectives pour une reprise des échanges économiques entre les deux pays ?

Invités : Pauline Betton, candidate aux législatives pour le Parti Chrétien Démocrate dans la 2e circonscription de Paris et ancienne élue des Français de Russie et de Biélorussie, et Denys Pluvinage, conseiller en gestion en milieu franco-russe et membre de l’association Le Dialogue franco-russe.

HILARY, la Reine des excuses [Ben GARRISON]


mardi 6 juin 2017

Les ordonnances du Docteur Macron

Que va-t-il se passer au sujet des ordonnances concernant le marché du travail envisagées par le nouveau président et son premier ministre?

https://insolentiae.com/

lundi 5 juin 2017

Le Sénat US ouvre une enquête sur Hillary Clinton


La commission de la Justice du Sénat américain a lancé une enquête sur de possibles pressions exercées par Hillary Clinton sur les autorités du Bangladesh. Alors Secrétaire d’État, Mme Clinton aurait tenté d’aider un de ses soutiens, Muhammad Yunus, à échapper à la justice de son pays.

Selon Chuck Grassley, président de la commission de la Justice du Sénat américain, la démocrate Hilary Clinton aurait essayé d'aider un sponsor de la Fondation Clinton, Muhammad Yunus, à éviter des poursuites pour corruption lancées par le gouvernement bangladais. Ainsi, la commission du Sénat a-t-elle entamé une procédure contre l'ex-secrétaire d'État pour révéler ses actions entre 2009 et 2013, annonce le Daily Caller.

Toujours selon la même source, Hilary Clinton aurait ordonné à des diplomates américains de haut rang de faire pression sur le Premier ministre bangladais, Sheikh Hasina, et sur son fils Sajeeb afin de mettre fin à une enquête pour corruption contre Muhammad Yunus. Le journal affirme également que l'ex-secrétaire d'État a notamment menacé Sajeeb de réaliser un contrôle fiscal de toutes ses activités aux États-Unis si sa mère n'arrêtait pas le processus contre M. Yunus. Chuck Grassley s'est adressé au secrétaire d'État Rex Tillerson pour qu'il fournisse à la commission du Sénat tous les papiers relatifs à cette affaire, y compris la correspondance, d'ici le15 juin. sputniknews


FAKE NEWS - CNN prise sur le fait en train de fabriquer une image de manifestation pour les victimes de Londres [VIDEO]


La reine incontestée des chaines d'information continue, la toute puissante CNN a été encore une fois prise en flagrant délit de falsification par un internaute qui a filmé la scène et l'a postée sur Twitter.
On peut voir l'équipe de CNN organiser un direct avec la journaliste vedette de la chaîne Becky Anderson, dans le quartier de Londres où s'est déroulé le dernier attentat de EI, et disposer eux-mêmes en arrière-plan de la journaliste un groupe de manifestants musulmans, dont on espère que ce ne sont pas des acteurs.
Mais même si ce sont d'authentiques manifestants venus spontanément, le fait pour des journalistes d'organiser eux-mêmes des manifestants pour les besoins de l'image constitue une entorse flagrante au code d'éthique des journalistes, qui ne sont pas sensés organiser les manifestations pour pouvoir mieux les filmer.

On entend même un des journalistes dire lui-même : "c'est gênant" ["This is embarrassing"] à environ 1'43" sur la vidéo.

Bien entendu, l'image qui a été reprise par la BBC, a ensuite été diffusée sans la moindre précaution par toutes les chaines d'info françaises BFM, CNews, LCI, etc....

La vraie vie de Jean-Michel APHATIE, chien de garde médiatique de l'oligarchie

Portrait vidéo de Jean-Michel APHATIE par Christopher Lannes

Voir aussi : JEAN-MICHEL APHATIE, LA POLITIQUE SINON RIEN

Poutine à Megyn Kelly de NBC : «J’ai des relations plus étroites avec vous qu’avec Flynn»



dimanche 4 juin 2017

Tanguy Pastureau : MACRON, nouvelle icône de l'humour noir


Macron est passé du statut de gendre idéal à fils de Belzébuth en une minute en voulant essayer de faire de l'humour comme François Hollande, qui lui est un vrai pro.

samedi 3 juin 2017

MACRON ET LES MÉDIAS RUSSES. RÉACTION D’UN ENFANT GÂTÉ ?


AVEC EMMANUEL MACRON, LES FRANÇAIS ONT ÉLU UN TRÈS JEUNE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. À LA FIN DU SIÈCLE DERNIER, LA FRANCE ENTRAIT DANS L’ÈRE DE L’ENFANT ROI ET CAPRICIEUX, PERSUADÉ QUE TOUT LUI EST DÛ. LE NOUVEAU PRÉSIDENT EST-IL UN FAUX ADULTE OU PARFOIS UN GAMIN SUPPORTANT DIFFICILEMENT CONTRADICTIONS ET FRUSTRATIONS ? UN ENFANT GÂTÉ EN SOMME ? SON COMPORTEMENT AU SUJET DE DEUX MÉDIAS RUSSES PRÉSENTS EN FRANCE, RUSSIA TODAY ET SPUTNIK PEUT POSER QUESTION.

UN MACRON À LA RUSSE JE VOUS PRIE

Le 29 mai 2017, le président Macron recevait à Versailles le chef d’État de la Russie. Le président de la République française n’a pas apprécié, mais pas du tout, que des médias de langue russe soient moins favorables à son élection que l’immense majorité des médias français et européens. Médias qui ont fabriqué l’élu avant même que le peuple ne choisisse. Comme Michel Onfray, l’affirme dans L’Obs du mercredi 31 mai. Des médias qui ne sont pas parvenus à masquer une grande joie une fois les résultats du 2etour connus. Seuls des observateurs peu honnêtes ou une presse militante peuvent nier le soutien que Macron a reçu de la part des médias dominants. Mais voilà, une partie de la presse présente en France n’est pas en ordre, pardon En Marche. En particulier les médias russes. Recevant le président Poutine et répondant à une question, Emmanuel Macron accuse ces médias : « Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence. Russia Today et Sputnik ont été des organes d’influence durant cette campagne qui ont à plusieurs reprises produit des contrevérités sur ma personne et ma campagne. Et donc j’ai considéré qu’ils n’avaient pas leur place, je vous le confirme, à mon quartier général ». En conclusion de son recadrage adressé aux deux médias : « Donc on va se dire les choses en vérité : Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes, mais ils se sont comportés comme des organes d’influence et de propagande mensongère, ni plus ni moins ». Le président de la République répondait à une question de Xénia Fedorova, directrice de Russia Today France. Réponse surprenante aux yeux de la majorité des observateurs et qui rappelle la relation établie par Trump avec les médias américains au lendemain de son élection. Sauf que le président des États-Unis avait presque toute la presse de son pays contre lui lors de sa campagne. Pour Emmanuel Macron, c’est le contraire. Et l’honnêteté impose de reconnaître que le comportement des médias français a tourné en propagande en sa faveur.

QUI ACCUSE QUI ET DE QUOI ?

Au fond, Emmanuel Macron semble mal supporter la contradiction. Comme le font certains gamins. De quoi s’agit-il ? Lors du débat présidentiel de 2e tour, la candidate adversaire de Macron interroge le futur président au sujet de rumeurs qui circulent sur internet. Rumeurs évoquant un éventuel « compte offshore au Bahamas ». Le lendemain du débat, le candidat d’En Marche déposait plainte contre X pour « faux » et « propagation de fausse nouvelle », disant de madame Le Pen qu’elle « a derrière des troupes sur internet qui se mettent en place », l’accusant d’avoir « des alliés » propageant des mensonges, alliés « pour certains liés à des intérêts russes ». Les médias officiels ne dénonceront pas comme rumeur cette affirmation non vérifiée selon laquelle madame Le Pen aurait des alliés russes propageant de fausses nouvelles. Cette affirmation lancée à l’emporte-pièce au sujet des prétendus intérêts russes liés à madame Le Pen demeure pourtant à ce jour du domaine pur et simple de la rumeur. Exactement au même titre que celle portant sur un compte au Bahamas établi au nom d’Emmanuel Macron. Force est de constater, à ce moment de débat et de l’analyse, que la question est plutôt de déterminer qui fait pipi le plus loin dans la cour de récréation de la campagne. Sauf que le 29 mai 2017, ce n’est plus le candidat Macron ou la candidate Le Pen qui parlent et sont en campagne l’un contre l’autre. C’est le président de la République française. Moins un homme qu’une fonction, dont les français attendent de la hauteur de vue. Et non du ressentiment. La rédaction de Sputnik a publié une mise au point demandant à ce que les « pièces » pouvant être qualifiées de fake news prétendument publiées par ses soins soient produites par les accusateurs, autrement dit les proches de l’actuel président actuel, alors membres de l’équipe de campagne d’En Marche. À l’heure où nous écrivons, ces pièces n’ont pas été fournies. Ce que Sputnik explique. Quant à Russia Today, le média donne la parole au journaliste Guy Mettan. Et le même média publie le 1er juin 2017 une information qui confirme combien l’équipe d’En Marche, entre les deux tours, et le président récemment élu, le 29 mai 2017, semblent intégrer de vraies rumeurs dans leur relation personnelle des prétendus faits : « Guillaume Poupard, le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) qui a enquêté sur le piratage de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, a déclaré qu’aucune trace de hackers russes n’avait été relevée » (…) « L’attaque informatique était si générique et simple qu’elle aurait pu être perpétrée par pratiquement n’importe qui », a-t-il expliqué, ajoutant « qu’il était possible qu’elle soit le fait d’une seule personne, dans n’importe quel pays ». Il n’y a tout simplement pas d’affaire Sputnik ou Russia Today. Par contre, la légèreté avec laquelle le jeune président de la République accuse des médias russes en public et en présence du chef de l’État de ce pays peut interpeller.

À RUMEUR, RUMEUR ET DEMIE

Retour en arrière. Le Point du 4 mai 2017 : « L’équipe de Macron n’a pas tardé à réagir, revenant tôt jeudi matin sur les différentes étapes de la diffusion de cette « fake news » et observant que l’article en question a été partagé plusieurs milliers de fois sur Twitter. D’une publication anonyme sur le forum 4chan à la reprise en direct lors du débat télévisé par Marine Le Pen, « l’information » aurait circulé sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, relayée par des soutiens de Donald Trump, puis s’est retrouvée « dans la sphère d’influence de comptes associés, en France, à Sputnik et à RussiaToday, affirme En Marche ! ». Notons l’origine de l’information : « affirme En Marche ».

Qu’une équipe en campagne comme celle d’En Marche réagisse après les graves maladresses de madame Le Pen lors du débat télévisé, cela peut se comprendre. Les campagnes électorales sont rarement d’une grande élégance. Qu’elle parle de « sphère d’influence », autrement dit propage une rumeur fondée sur des opinions personnelles non vérifiées, cela ne manque pas de surprendre. Que cette rumeur revienne le 29 mai dernier, lors de la rencontre entre deux chef d’État, cela ressemble tant à une gaminerie que l’observateur impartial est en droit de s’interroger sur les motivations du président de la République française. Compte-t-il intégrer la capacité de déterminer qui est ou n’est pas journaliste dans la fonction présidentielle ? Définir les médias autorisés ou non sur le territoire de la République ? Ou bien s’agit-il d’un simple caprice comme en font si souvent les jeunes de cette génération et des suivantes ? Les journaux satiriques ont sans doute intérêt à faire attention à l’humour de leurs Unes à venir… et peut-être aussi les autres.

Maria Zakharova propose à un journaliste d'aller vérifier sur place la situation réelle des gays en Tchétchénie


 N'OUBLIEZ PAS D'ACTIVER LES SOUS-TITRES (Trad : L. Guillon)

Poutine : le silence international sur la défense antimissile US favorise la course aux armements


Lors d’une rencontre avec les dirigeants de grandes agences de presse en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine les a accusées de garder le silence sur le déploiement de la défense antimissile américaine.

vendredi 2 juin 2017

Le traitement médiatique des "petits" candidats - Natacha Polony


Question d'un abonné polony.tv : Quelle est votre avis sur le traitement médiatique des mal nommés " petits candidats" ? Je pense notamment à François Asselineau, dont le parti existe depuis 10 ans mais qui n'a eu aucune médiatisation et est traité avec mépris.
http://polony.tv

Xavier MOREAU sur TVL :"En Russie, il y a plus de liberté d'expression qu'en France"


Franck Tanguy [Le présentateur qui croit que Moreau vit en Union Soviétique! LOL] et ces invités débattent de la présidence Macron, de la venue de Vladimir Poutine en France, de la moralisation de la vie politique et de la recomposition du Front national.

Interrogé sur la sortie des USA de l'accord de Paris, Poutine répond : «Don't worry, be happy»

Vladimir Poutine au Forum International Economique de Saint-Pétersbourg le 2 juin 2017 © Grigory Dukor Source: Reuters
Au Forum Economique de Saint-Pétersbourg le 2 juin, le président russe s'est vu poser une question sur la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Il a répondu en chantonnant la célèbre chanson de Bobby McFerrin.
«Ces accords [de Paris] ne sont pas encore entrés en vigueur. Ils entreront en vigueur en 2021. Nous avons donc le temps. Si nous coopérons tous de manière constructive, nous pourrons nous accorder sur quelque chose. Don’t worry, be happy», a répondu Vladimir Poutine, commentant l’avenir des accords de Paris sur le climat lors de la session plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Le président russe a même plaisanté au sujet de cette décision de Donald Trump de se retirer des accords de Paris. «Nous devons être reconnaissants envers le président Trump. Aujourd’hui, il a neigé, il a plu, il fait très froid à Moscou. On pourrait en rejeter la responsabilité sur lui et l’impérialisme [américain]. Mais nous ne le ferons pas», a-t-il dit.
RT

Chef de la cybersécurité française : aucune trace de hackers russes de la campagne de Macron


Merci Thomas Pesquet et Donald Trump de permettre aux médias français de ne plus parler des affaires Ferrand et Sarnez et d'éviter le sujet des "hackers russes" dont on ne trouve trace nulle part... B.R.

Le directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information Guillaume Poupard a expliqué qu'aucune trace de hackers russes n'avait été relevée dans l'attaque de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

Dans une interview accordée à l'agence de presse AP le 1er juin, Guillaume Poupard, le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) qui a enquêté sur le piratage de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, a déclaré qu'aucune trace de hackers russes n'avait été relevée.

Il a expliqué que l'attaque informatique était si générique et simple qu'elle aurait pu être perpétrée par pratiquement n'importe qui, ajoutant qu'il était possible qu'elle soit le fait d'une seule personne, dans n'importe quel pays.

A la veille du second tour des élections présidentielles, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron avait subi un piratage massif de ses données, qui avaient été diffusées sur les réseaux sociaux – le «MacronLeaks». L'équipe du candidat avait dans la foulée dénoncé une opération qui relevait «de la déstabilisation démocratique». «Cela s’est déjà vu aux Etats-Unis pendant la dernière campagne présidentielle», avait-elle ajouté.

L'allusion au piratage du camp démocrate américain sous-entendait que la Russie se cachait derrière cette attaque, étant donné que Moscou est accusé sans relâche – mais toujours sans preuve – d'être à l'origine de la fuite de documents écornant l'image d'Hillary Clinton, candidate démocrate malheureuse à la Maison Blanche.
Soupçons de cyberattaques russes véhiculés par En Marche! durant la présidentielle

Les insinuations d'En Marche! à l'occasion du «MacronLeaks» perpétuaient une paranoïa autour de la Russie dans le cadre des élections françaises, entretenue notamment par le rapport d'une société japonaise spécialisée dans la cybersécurité, Trend Micro. Cette dernière avait estimé probable, en avril, que le groupe de hackers russes «Fancy Bears» s'en soit pris à En Marche!, tout en précisant qu'il existait toujours une incertitude technique dans l'attribution des attaques informatiques. Ces accusations, bien que formulées sans preuves convaincantes, avaient reçu un large écho dans la presse française.

Début février, l'actuel ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand qui était alors le secrétaire général d'En Marche!, avait laissé entendre que Moscou travaillait à l'échec de son candidat. «Je dis qu'il y a [...] des centaines, voire des milliers, d'attaques sur notre système numérique, sur notre base de données, sur nos sites. Et comme par hasard cela vient des frontières russes», avait-t-il déclaré sur France 2.

Le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov a répété récemment que ces accusations ne se fondaient sur aucun élément tangible et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a démenti les insinuations sur une possible ingérence de Moscou, les qualifiant d'«absurdes».

jeudi 1 juin 2017

Régis Debray : nous sommes tous devenus Américains! [POLONIUM]

SAPIR : Les deux fautes d’Emmanuel MACRON




Emmanuel Macron a commis deux erreurs. Elles constituent de véritables fautes politiques. Leur proximité indique les limites de sa présidence. Elles peuvent encore être corrigées, mais le Président en a-t-il le désir et la volonté ? Ce que ces fautes nous révèlent, c’est peut-être la vérité de ce que sera la Présidence Macron.
Une odeur d’affairisme

La première est indiscutablement le mode de gestion de ce que l’on peut appeler « l’affaire » Richard Ferrand. Vient alors s’y joindre l’affaire autour de Murielle de Sarnez, mais aussi l’affaire François Bayrou. Ces trois personnes sont actuellement des ministres du gouvernement Edouard Philippe. Ils ont été des piliers de la candidature d’Emmanuel Macron : Richard Ferrand étant le secrétaire générale de La République en Marche, le parti du Président, et François Bayrou ayant été l’un des principaux alliés d’Emmanuel Macron.

On dira qu’il n’y a rien eu d’illégal. Cela reste à prouver, mais ne constitue pas le cœur de l’affaire. Cette dernière est morale avant d’être légale. L’odeur d’affairisme qui se répand désormais autour du gouvernement, un gouvernement que le Président voulait exemplaire, est dévastatrice pour sa légitimité. Quand ce gouvernement va, par ordonnances, gravement attaquer les droits des salariés, quand ce gouvernement va accroître les impôts (par la CSG) et baisser les cotisations chômages, cette odeur d’affairisme deviendra parfaitement insupportable.

On dira que le Président n’a pas à demander à des ministres qui ne sont pas encore mis en cause par la justice de démissionner. On devrait même dire qu’une mise en examen, en bonne logique, ne devrait pas entraîner de démission, car tout accusé est présumé innocent jusqu’à ce que la justice le déclare coupable. Mais, c’est encore une fois se retrancher derrière le légal quand c’est le moral qui est en cause. Et c’est là tout le problème. Emmanuel Macron a fait de la question du comportement de ses (futurs) ministres une question morale, une question de légitimité. Il ne peut aujourd’hui revenir en arrière et prétendre se cacher derrière des arguments de légalité. Ou, alors, cela signifie que ses principes sont à géométrie variable, intangibles pour ses ennemis, ajustables pour ses amis.

Car, la vérité d’un homme se révèle dans la manière dont il traite ses amis, et non ses ennemis. La démonstration qu’Emmanuel Macron est en train de faire est qu’il est un politicien comme les autres, un adepte du double discours. Cette démonstration sera un acide qui rongera sa Présidence jusqu’à la racine. Il peut encore faire la démonstration inverse, et se décider à se séparer des ministres sur lesquels plane le doute ; la femme de César n’a pas à être suspectée, et les ministres de la République doivent être inattaquables. Mais, s’il ne prend pas cette décision très vite, alors le mal sera fait.

Une odeur d’autoritarisme
La seconde erreur réside dans sa réaction vis-à-vis de la presse. Emmanuel Macron a ainsi déclaré que les journalistes n’ont pas à s’ériger en juges. C’est exact ; mais on aurait aimé qu’il le dise non pas quand ses ministres sont attaqués, mais quand la presse a commencé à se déchaîner contre tel ou tel de ses adversaires.

Cette déclaration, juste sur le fond, révèle alors le mépris dans lequel Emmanuel Macron tient ceux qui s’opposent à lui. Il montre que, là encore, le Président applique un double langage. Venant après une campagne présidentielle qui fut extraordinairement violente, venant après des comportements de journalistes qui ont été scandaleux, et qui le sont encore comme on peut le voir dans le traitement des principaux adversaires de LREM, cette déclaration relève en réalité du plaidoyer pro domo. Elle n’a donc aucune légitimité, et de ce fait, aucune crédibilité.

Mais, cette déclaration est aussi grave car elle révèle la volonté d’instrumentaliser la presse au profit de sa Présidence. Le nombre de sociétés de journalistes, pas une, pas deux, mais en réalité quinze, qui ont protesté devant les tentatives d’instrumentalisation est révélateur[1]. Emmanuel Macron voudrait que les journalistes lui appliquent certaines règles, toutes de déférences, et se déchainent sur ses adversaires. C’est revenir aux pratiques du Second Empire, ou de Charles X. Cela ne peut que rendre ridicule et odieux l’attaque publique qu’il a faite lundi 29 mai contre deux médias russes. Que le contenu de ces médias ne lui plaise pas, c’est son droit. S’il se considère avoir été calomnié, qu’il les attaque devant la justice. S’il y a eu diffamation, c’est à un tribunal de trancher. Cela s’appelle l’état de droit. Mais, ce qui se dévoile dans les pratiques de la nouvelle Présidence et dans sa récente déclaration montre que c’est à une véritable mise au pas de la Presse qu’Emmanuel Macron entend aboutir. Et pourtant, cette même presse, des chaines de télévisions aux hebdomadaires dits politiques qui ont multiplié à loisir les unes consacrées à Emmanuel Macron durant ces derniers mois, avait donné de nombreux gages de sa docilité. Mais, le Président veut plus ; il veut tout.

La faute est grave ; elle est lourde. Emmanuel Macron n’a que quelques jours pour chercher à réparer les dommages causés. On peut douter qu’il en est conscience. Au-delà, on peut douter qu’il le veuille.

Cela commence donc à faire beaucoup. Entre l’odeur – il n’est plus temps de parler de parfum – d’affairisme qui vient de ses alliés, et l’autoritarisme que révèle son rapport à la presse, mais aussi à la politique, et l’on en revient ici au projet de légiférer par ordonnances, la Présidence Macron pourrait faire reculer dramatiquement la démocratie en France. Mais la France intéresse-t-elle encore Emmanuel Macron ? Perdu dans ses rêves européens, se croit-il tout puissant ?

Nous sommes désormais à moins de deux semaines du premier tour des élections législatives. Les Français peuvent encore freiner ce gouvernement sur la pente dangereuse dans laquelle il s’est engagé en refusant de lui donner une majorité, et en votant contre ceux des candidats qui d’ores et déjà annoncent leur volonté de composer avec le Président.

Xavier MOREAU - Macron-Poutine: "Premiers Amours ?"


Xavier Moreau, homme d'affaires français vivant à Moscou, a suivi pour la chaîne de télévision Russia-1, la première rencontre officielle entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Versailles.
http://www.tvlibertes.com/